Tragédie sur le lac Kariba : ferry surchargé chavire, 44 morts et 27 disparus
Le drame s’est joué sur l’une des plus vastes étendues d’eau d’Afrique australe. Un ferry a sombré dans les eaux agitées du lac Kariba, transformant une traversée ordinaire en tragédie. Entre surcharge manifeste, conditions météorologiques difficiles et panne mécanique, tous les ingrédients étaient réunis pour une catastrophe annoncée.
Une embarcation bondée prise dans la tourmente
Le mardi 11 août, un ferry assurant la liaison sur le lac Kariba, étendue aquatique qui marque la frontière septentrionale entre le Zimbabwe et la Zambie, a chaviré dans des circonstances dramatiques.
L’embarcation, conçue pour transporter 90 personnes maximum, était largement au-delà de sa capacité autorisée. À son bord se trouvaient 5 membres d’équipage, 114 passagers adultes officiellement enregistrés, ainsi qu’un nombre indéterminé d’enfants voyageant sans billet.
Cette surcharge manifeste allait se révéler fatale lorsque les éléments se sont déchaînés.
Des conditions météorologiques désastreuses
Les circonstances du naufrage pointent vers une conjonction de facteurs mortels. Le mauvais temps et de fortes vagues ont été identifiés comme les causes présumées du chavirement.
Plus précisément, une vague particulièrement violente aurait endommagé le moteur du bateau, le laissant à la merci des flots déchaînés. Selon le témoignage de Maxton Kanhema, le ferry avait pris le départ malgré les conditions météorologiques défavorables.
Un bilan humain catastrophique
Les opérations de récupération ont permis de repêcher 44 corps au total, dont 15 ont été remontés à la surface par les équipes de secours officielles.
Le nombre de disparus s’élève à au moins 27 personnes, un chiffre qui pourrait augmenter compte tenu du nombre indéterminé d’enfants sans billet à bord. Heureusement, 77 passagers ont pu être secourus vivants.
Des rescapés évacués vers une île
Les survivants ont trouvé refuge sur Long Island, une île située au centre du lac, avant d’être pris en charge par les services de secours.
Un déploiement massif de moyens de sauvetage
Face à l’ampleur de la catastrophe, d’importants moyens ont été mobilisés. Le parc national de Matusadona a dépêché un hélicoptère pour participer aux opérations aériennes.
Sur l’eau, des bateaux et des plongeurs professionnels ont été déployés sur la zone du naufrage. Une unité de plongée spécialisée a également été envoyée pour mener les opérations de recherche et de sauvetage en profondeur.
Des conditions toujours difficiles
Les mauvaises conditions météorologiques ont continué à entraver les efforts de secours. Les embarcations de petite taille n’ont pas pu rejoindre la zone du sinistre en raison de l’état de la mer, limitant l’efficacité des opérations.

